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Hommage au défunt

Marjorie Raymond

Hommage à Marjorie Raymond et marche contre l'intimidation

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Tandis que les cendres de Marjorie Raymond étaient portées en terre samedi après-midi à Granby, en Montérégie, quelque 200 personnes ont marché à Montréal pour dénoncer l'intimidation à l'école.

La jeune fille victime d'intimidation dont le suicide cette semaine a ému le Québec a été conduite à son dernier repos dans sa ville natale.

Une courte cérémonie funéraire privée a eu lieu lors de la mise en terre de l'urne contenant les cendres de l'adolescente de 15 ans, en conformité avec ses dernières volontés telles qu'exprimées dans une lettre manuscrite de trois pages laissée à sa mère.

Le comédien Jasmin Roy, président de la Fondation Jasmin Roy qui lutte contre l'intimidation, a accompagné les proches. La dépouille de Marjorie Raymond a été incinérée à Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie.

Vendredi, l'école secondaire Gabriel-Le Courtois de Sainte-Anne-des-Monts que fréquentait Marjorie Raymond a tenu une cérémonie à sa mémoire.

Pour l'occasion, les cours ont été suspendus et les élèves, qui ont été invités à s'habiller en blanc pour symboliser l'espoir, se sont recueillis dans l'intimité à l'intérieur de l'école.

Ils se sont ensuite réunis dans la cour où ils ont lancé quelque 600 ballons blancs vers le ciel. Des messages pour Marjorie avaient été écrits sur les ballons par les jeunes de l'école


Marche de solidarité samedi à Montréal

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Pendant ce temps, quelque 200 personnes ont pris part à une marche au parc Maisonneuve, à Montréal, pour dénoncer l'intimidation et commémorer par la même occasion la mémoire de Marjorie Raymond.

C'est Isabelle Marchand, la mère d'un jeune garçon ayant déjà été victime d'intimidation, qui a organisé l'événement. Elle avait toutefois prévu de tenir cette marche bien avant le suicide de Marjorie Raymond.

L'événement prend néanmoins une signification bien particulière, car le suicide de l'adolescente a soulevé une vague d'indignation partout au Québec. Depuis lundi, jeunes et parents expriment leur inquiétude face à l'intimidation, notamment sur les réseaux sociaux et dans les centres d'aide. L'organisme Tel-jeunes affirme être inondé d'appels.

« Je suis contente qu'enfin on dénonce ce qui se passe. J'ai 45 ans et à l'époque, on n'en parlait absolument pas, comme si c'était quelque chose de normal. Mais ce n'est pas normal l'intimidation », a confié une femme qui prenait part à la marche.

« Moi j'ai été victime d'intimidation quand j'étais enfant au début des années 90. Il n'y avait pas Facebook dans ce temps-là ni de réseaux sociaux. Aujourd'hui, c'est encore pire parce que l'intimidation continue après l'école », a expliqué un autre marcheur.

Le Parti québécois et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont tour à tour critiqué ce qu'ils considèrent être l'inaction du gouvernement du Québec pour lutter contre l'intimidation scolaire.

 

Source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2011/12/03/001-ceremonie-funeraire-marjorie.shtml



Marjorie Raymond et la lettre qu’aucune mère ne devrait jamais recevoir

 

«Maman, je suis désolée de ce que j’ai fait. Tu es la meilleure maman au monde. Je vais être ton ange gardien. Ma place est en haut (…) . J’ai de la misère à quitter ce monde, mais je pense que ce sera pour un monde meilleur (…). C’est la faute de la vie, des gens jaloux qui veulent gâcher notre bonheur».
Ce sont les derniers mots de Marjorie Raymond, cette adolescente de 15 ans de Sainte-Anne-des-Monts, qui vient de se suicider, après avoir été victime, apparemment pendant des années, d’intimidation.
Cauchemar.
Non mais comment socialement, on en est arrivé là?
Sur Facebook et Twitter, les réactions fusent de toutes parts.
Tant, trop, de questions demeurent: qu’est-ce qu’on fait, donc, socialement, pour prévenir de tels gestes? Auprès des victimes, il va sans dire, mais auprès des bourreaux?
Ou plutôt: qu’est-ce qu’on ne fait pas, ou pas assez, pour prévenir de tels drames? Est-ce que peut-être on mise trop, ou mal, sur la prévention? On sous-estime les risques? On punit trop peu, pas assez, ou encore, mal, les bourreaux potentiels? Je ne sais pas. Mais il est grand temps qu’on trouve.

 

Source : http://blogues.cyberpresse.ca/mere/2011/11/30/marjorie-raymond-et-la-lettre-quaucune-mere-ne-devrait-jamais-recevoir/

 

 

  

Marjorie Raymond

Date de naissance:
November 28, 2011

Date de décès:
November 28, 2011

Lieu(naissance):
Quebec, Canada

Lieu de décès:
Quebec, Canada